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Article mis en ligne le 21/02/2013.

Le cheval a aussi sa clinique dans le Bessin

Paru dans Ouest France le 05 mai 2012

 

Installée depuis 2008 à Cussy, la clinique équine possède tous les outils et les techniques de pointe pour soigner les chevaux. Certains y subissent même des interventions chirurgicales.


 

Pourquoi ? Comment ?
Comment la clinique équine de Cussy a-t-elle été mise en place ?
Elle trouve son origine dans l'activité d'Éric Delarue, vétérinaire et spécialiste équin, qui s'était installé en 1973 à Trévières. « Nous avons racheté sa clientèle en 2004 pour exercer dans ses locaux jusqu'en 2007 », explique Nicolas Marette, vétérinaire âgé de 37 ans et exerçant à la clinique équine de Cussy. L'année suivante, lui et ses trois associés investissent ainsi un terrain d'1 ha au hameau de la Madeleine. La clinique équine y a ouvert ses portes en 2008.
Comment se présente-t-elle ?
Salles de consultation, d'observation, d'échographie, de radiologie équipée de murs et de matériels pour éviter l'exposition humaine aux rayons, blocs opératoires... La clinique équine décline le même genre d'activités et possède le même type d'outils de pointe que dans une clinique ou un hôpital pour les personnes présentant des problèmes de santé. À la nuance près que ces installations, situées dans un bâtiment de 800 m 2 , ont été pensées à la mesure et à la dimension d'un cheval.
Quelles sont ses principales activités ?
« Les soins aux patients », répond d'emblée Nicolas Marette. Autrement dit : les chevaux. Du suivi de reproduction et de gestation des juments « notamment pour contrôler qu'elles sont pleines », aux problèmes intestinaux et digestifs « très douloureux et qui peuvent être mortels s'ils ne sont pas soignés rapidement », en passant par les gênes respiratoires, la non-alimentation des poulains ou les interventions chirurgicales sous anesthésie générale... La palette d'activités de la clinique équine est très large. Autre facette : « Nous avons pour vocation de former les futurs vétérinaires, explique Nicolas Marette. Nous accueillons entre 15 et 20 stagiaires par an. Il s'agit d'élèves en dernière année d'école. »
Comment la clinique met-elle tout en oeuvre pour constituer un établissement de référence ?
Au-delà de son équipement très sophistiqué, des professionnels qualifiés qui y exercent, la clinique a ceci de particulier qu'elle possède une activité de recherches très poussée. « Elles sont financées par des fonds européens, le conseil régional et le conseil général », explique Nicolas Marette. Ces recherches ont pour l'instant été déclinées via trois études. « Sur des cellules souches à visée de réparation articulaire chez les chevaux, la mise au point d'une technique pour stopper les hémorragies utérines lors d'une naissance ainsi que d'une solution palliative à l'arthrose du boulet », énumère Nicolas Marette.

Benoît LASCOUX.